Le ministère rwandais de la Santé (MINISANTE) a annoncé que le Rwanda investira plus de 500 millions de dollars pour lutter contre les pandémies, dans le cadre d’une approche stratégique en matière de préparation aux épidémies (REPP) .
Cette nouvelle figure dans le document intitulé “Approche stratégique du Rwanda en matière de préparation aux épidémies, Stratégie pour le développement de mesures médicales 2026-2040 ” publié par le MINISANTE.
Selon ce document, ce plan de préparation aux épidémies et aux pandémies du Rwanda (REPP) vise non seulement à prévenir les épidémies, mais aussi à s’y préparer en amont. Cet objectif sera atteint grâce à l’expérience du Rwanda dans la gestion de l’épidémie de Marburg, où le taux de létalité était faible (22,7 %).

Ce document indique que le Rwanda prévoit de développer un système de détection et de diagnostic des pandémies en 48 heures, grâce à l’intelligence artificielle (IA). Cette avancée majeure permettra au Rwanda d’atteindre une capacité de détection de la maladie de 95 % au sein de son système de santé intégré.
Cette approche permettra au Rwanda de se prémunir contre les pandémies, grâce à une infrastructure internationale solide qui contribuera à la recherche.
Pour y parvenir, un investissement de plus de 500 millions de dollars est requis sur une période allant de 2026 à 2040. Sur ce montant, au moins 160 millions de dollars, soit 32 %, proviendront de sources nationales et du fonds de soutien aux projets de lutte contre les épidémies.

Il est également prévu que plus de 300 millions de dollars soient consacrés à la construction d’infrastructures et au renforcement des capacités en matière d’équipements afin de pouvoir produire des vaccins, réaliser des diagnostics et développer des traitements de pointe.
Environ 200 millions de dollars seront investis dans d’autres infrastructures et dans le développement de centres de recherche, notamment par la création d’un centre d’innovation en matière de pandémies, qui aura la capacité de faciliter la recherche de pointe.
Bien qu’il s’agisse d’un investissement important, on prévoit que d’ici 2040 ce secteur générera des revenus substantiels, avec un chiffre d’affaires annuel attendu d’au moins 650 millions de dollars. Ils proviendront de la production de médicaments et de vaccins, du transfert de technologie, des services de recherche et de la formation de plus de 2.000 spécialistes possédant une expertise dans le domaine des équipements médicaux et de la recherche.
Concernant la mise en œuvre de ce programme, il est prévu que l’année budgétaire 2026-2027 marque le début du processus budgétaire, des discussions avec les parties prenantes et la présentation du programme au niveau international.

Entre 2027 et 2029, la deuxième phase débutera. Elle consistera à renforcer les infrastructures et les capacités. La troisième phase, lancée en 2030, sera consacrée au lancement des activités proprément dites, tandis que la quatrième phase, qui durera jusqu’en 2040, poursuivra le développement des capacités, de la gouvernance et des stratégies à long terme.
Selon le ministère rwandais de la Santé, ce programme aura des retombées positives à l’échelle africaine, permettant de passer d’une dépendance à 99 % aux médicaments et équipements médicaux étrangers à une plus grande autonomie dans les pratiques médicales.
Cette approche stratégique du Rwanda en matière de préparation aux épidémies (REPP) s’inscrit dans la vision africaine visant à aider les institutions à maintenir un niveau d’excellence international dans les programmes de protection de la santé humaine. L’objectif étant de permettre aux pays africains d’affronter les futures pandémies de manière durable, rentable et sûre, tant sur le plan sanitaire qu’économique.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































