Dans le secteur de Mugombwa, district Gisagara, l’eau coute cher à la population. Un jerrican revient à 210 frws. Il faut parcourir une longue distance pour s’en approvisionner.
Dans le secteur Mugombwa, cellule Mugombwa, quatre villages connaissent un problème sérieux d’eau potable. Les populations de Migina, Impinga, Akarambo et Bishya doivent souvent se rendre dans les marais pour puiser de l’eau.
Alexis Hategekimana habite le village Bishya. Il ne passe pas par mille chemins pour déclarer le manque d’eau dans leur entité administrative.
« A Bishya on n’a pas d’eau potable, » dit-il. « Pour avoir de l’eau, il faut aller dans les marais. Un jerrican coute 10 frws, mais pour le transport, il faut payer 200frws. Au total, l’on débourse 210 frws pour un jerrican, » affirme cet homme qui assure la sécurité au bureau du secteur Mugombwa.

Sur la route conduisant au camp des réfugiés de Mugombwa se trouve un robinet ou les gens peuvent trouver de l’eau. « Un seul robinet est vraiment insuffisant, » réplique Hategekimana.
Selon Gad Ndayishimiye, un jeune homme venu chercher de l’eau au robinet de Bishya, l’eau n’y est pas en permanence. Il faut attendre que 16 heures sonnent pour voir les premières gouttes. A 18 heures, le bienfaiteur ferme le robinet.
A ce moment-là, la seule alternative restant est de se rendre dans les marais. Pour Marie Jeanne Uwineza, il faut 30 minutes pour ce déplacement.
Une jeune fille nommée Pacifique Mutimutuje du village Ibazankuru se trouve à Bishya à la recherche d’eau. Il est vers 16 heures 30. Elle attend patiemment son tour. Elle ne voudrait pas aller dans les marais le matin. « Des fois, quand je dois puiser dans la matinée, j’arrive en retard à l’école.

Les autres villages de Mugombwa n’ont pas d’alternative. La seule source d’approvisionnement en eau ce sont les marais.
Sur cinq cellules du secteur Mugombwa, trois ne disposent pas d’infrastructures d’eau, selon le secrétaire exécutif de Mugombwa, Damien Sibomana,
Il faudra attendre 2024 pour satisfaire en eau potable toute la population du secteur Mugombwa. Pour le moment, les habitants proches du camp des réfugiés sont les mieux servis. Ils peuvent entrer dans le camp lorsqu’ils ont besoin de l’eau.
Gérard Rugambwa




































































