L’ONU déclare qu’elle soutient les mesures convenues par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en réponse au coup d’Etat au Niger mais sans intervention militaire.
L’envoyé des Nations unies pour le Sahel et l’Afrique de l’Ouest, Leonardo Santos Simão, a déclaré que l’ONU est déterminée à soutenir les efforts de la CEDEAO pour rétablir l’ordre constitutionnel et consolider les acquis démocratiques.
La CEDEAO a lancé dimanche un ultimatum aux putschistes nigériens en déclarant qu’elle n’exclut pas le recours à la force s’ils ne libèrent pas et ne rendent pas le pouvoir au président déchu, Mohamed Bazoum, dans 7 jours.
Ce diplomate onusien, par vidéoconférence depuis le Ghana, a assuré que des efforts diplomatiques sont en cours pour atteindre cet objectif, et a exprimé l’espoir que le recours à la force ne sera pas nécessaire.

”Tous les moyens doivent être utilisés pour parvenir à un règlement pacifique du problème, mais nous reconnaissons également que la CEDEAO a droit à d’autres mesures si elle le juge opportun,” a déclaré le diplomate.
Interrogé sur l’avertissement des juntes militaires qui gouvernent le Mali et le Burkina Faso, ayant déclaré que toute intervention militaire au Niger équivaudrait à une déclaration de guerre contre eux, Simão a préféré ne pas faire de commentaires. Il a annoncé toutefois qu’il se rendrait à Bamako. Il pourrait aborder cette question avec les autorités maliennes.
Il a souligné que les prises de pouvoir par la force répétées ces dernières années dans plusieurs pays de la région ”doivent cesser”. L’Afrique de l’Ouest doit redevenir le ”modèle” de consolidation démocratique qu’elle était auparavant, selon ce diplomate onusien.
“Le Niger et la région n’ont pas besoin de coups d’Etat. La population mérite de jouir de la paix, de la gouvernance démocratique et de la prospérité”, a-t-il insisté.

Il a en outre lancé une mise en garde contre le refus de rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays. La situation sécuritaire dans la région ne ferait qu’empirer. Le terrorisme risquerait également d’augmenter.
Le coup d’Etat au Niger a été mené par une junte militaire, dénommée Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CLSP). Elle a annoncé la destitution du président, la suspension des institutions, la fermeture des frontières et un couvre-feu nocturne jusqu’à nouvel ordre.
Le Niger est ainsi devenu le quatrième pays d’Afrique de l’Ouest dirigé par une junte militaire, après le Mali, la Guinée-Conakry et le Burkina Faso, où des coups d’Etat ont également eu lieu entre 2020 et 2022.
Vital Ndayambaje




































































