La pêche de moustiques est une activité menée par les agents de santé communautaire dans les vallées là où on peut facilement distinguer l’anophèle, agent vecteur du paludisme, des autres moustiques.
Dans le district de Ruhango, au centre sentinelle de Karambi, les données collectées par les agents de santé communautaire sont traitées dans le laboratoire.
Niyituma Elias, agent du département de lutte contre le paludisme au Centre Biomédical du Rwanda (RBC) déclare que l’activité de pêche de moustiques permet d’avoir les données nécessaires pour connaitre les types de moustiques prédominant dans un milieu bien précis.
” A partir des moustiques que l’on nous amène, nous pouvons bien déterminer le type d’insecticide qu’il faut pulvériser dans les maisons, pour mieux lutter contre le paludisme,” précise Niyituma.

” Les données que ces pêcheurs de moustiques nous donnent sont transférées à Kigali pour qu’ils soient bien étudiées dans le laboratoire. C’est très essentiel dans la planification des activités de lutte contre le paludisme,” explique Niyituma.
Il explique que les instances sanitaires se servent de ces données pour savoir la qualité d’insecticide qui est plus efficace.
Cela fait déjà 10 ans que les agents de santé communautaire font cette activité dans la vallée de Ruzigabirenge au moins 4 fois par mois. Ils envoient ces données dans le centre de santé de Karambi. Elles conduisent à des activités réduisant la propagation du plasmodium par les moustiques anophèles.
Parlant de cette activité, les agents de santé communautaire, de leur côté expriment la fierté car ils sont convaincus que cette activité est productive dans la lutte contre le paludisme au Rwanda.

Vers 10 heures du matin, Mukamutesi Emerthe et Munyetuza Shekemu font la pêche de moustiques comme d’habitude. Ils se disent très fiers de cette activité de pêche de moustiques qui a considérablement contribué à la diminution de cas du paludisme dans Ruhango.
“L’importance de cette pêche que nous faisons est que le taux de cas du paludisme a diminué, il n’est plus fréquent de trouver un malade du paludisme ici chez nous, ” déclare Munyetuza.
”Moi j’arrive ici à 8 heures du matin pour commencer la pêche à 9 heures. Elle me prend 2 heures car je rentre à 11 heures,” poursuit-il.
Sur tout le territoire du pays il existe 12 sites sentinelles qui contribuent à la lutte contre le paludisme.
Les statistiques de RBC montrent qu’en 2008 il y a eu une diminution de cas du paludisme à un taux de 76%. Depuis 2019 jusqu’en 2022, ceux qui perdent leur vie à cause de cette maladie ont diminué à un taux de 73%.
Florent Ndutiye




































































