Un rapport sur l’économie de la faune et de la flore au Rwanda indique que les revenus du parc national de Nyungwe s’élèvent à environ 4,8 milliards de dollars américains par an. L’ambition est d’améliorer les revenus touristiques.
Le parc de Nyungwe est la plus grande zone forestière restante au Rwanda et l’une des plus anciennes forêts pluviales d’Afrique. Elle s’étend sur 1.019 kilomètres carrés de forêts denses, de pentes couvertes de bambous, de prairies et de zones humides.
Le parc est également un habitat régional pour la biodiversité, avec 1.068 espèces de flore, 322 espèces d’oiseaux, 75 espèces de mammifères et 13 espèces de primates.

Pour le moment, les revenus du parc national de Nyungwe s’élèvent à environ 4,8 milliards de dollars. Conformément au plan de développement touristique du Parc National de Nyungwe, les nationaux augmentent le plus, car ils sont la majorité (environ 45-50%). Les visiteurs internationaux sont estimés à 35-40% (avec une augmentation de la durée du séjour et des dépenses).
L’ambition du gestionnaire du Parc, African Parks, est de faire de la conservation une industrie de croissance, selon Niyigaba Protais, directeur du parc national de Nyungwe.
Ils veulent attirer d’autres investisseurs, stimulant ainsi les investissements du secteur privé dans les ressources de la faune et de la flore sauvages.

Il s’agit de souligner l’importance de l’économie de la faune sauvage et d’encourager les investissements dans les zones protégées et conservées pour améliorer la biodiversité et soutenir le développement économique national.
African Parks en charge de la gestion du Parc de Nyungwe, comme celui de l’Akagera, a pour objectif d’encourager le gouvernement à considérer la faune et la flore sauvages comme rentables.
Ainsi les conditions d’un environnement propice à l’économie de la faune et de la flore sauvages seraient créées.
Une stratégie à long terme est en cours

Une stratégie durable à long terme pour la gestion et l’infrastructure du parc à l’horizon 2023 comprend le soutien et permettre un environnement pour une gestion efficace de la zone protégée.
Elle vise à créer des opportunités d’emploi, en embauchant du personnel compétent, et de préférence local, pour soutenir la mise en œuvre du plan d’affaires, tel qu’il est décrit dans la stratégie durable à long terme.
Les installations touristiques et d’accueil seront diversifiées Cela comprend l’achèvement du Munazi Lodge, le lancement de la construction de tyroliennes et d’un parcours de cordes dans les arbres, ainsi que l’entretien des installations touristiques existantes. Tous les autres actifs touristiques doivent être maintenus là où ils sont nécessaires.

Il est prévu de mettre en place des programmes de recherche et de surveillance afin de fournir des données de référence sur les populations d’animaux sauvages. Les perroquets gris seront relâchés dans la nature dans le parc national de Nyungwe.
Un problème de braconnage
Bien que Nyungwe soit un sanctuaire pour diverses espèces de biodiversité, il y a un danger posé par le braconnage. Il a été mentionné environ cent cinquante (150) pièges trouvés par le personnel responsable de la patrouille du Parc de Nyungwe, selon Niyigaba Protais, directeur du parc national de Nyungwe.
Il souligne que le parc emploie quatre-vingt-douze (92) personnes pour superviser la sécurité du parc. Il a loué le fait que ceux qui sont pris dans des opérations de chasse sont sensibilisés, d’autres punis quand ils deviennent récidivistes.

Certains sont devenus les gardiens de la forêt. “Il y a lieu d’en être fier, ” a-t-il insisté.
Néanmoins, d’autres menaces pèsent sur le parc national de Nyungwe. C’est le cas de l’exploitation minière illégale. Certaines personnes pratiquent l’agriculture dans le parc de Nyungwe.
La protection de la biodiversité est une responsabilité qui incombe aux habitants résidant dans les limites du parc. Ils peuvent ainsi contribuer à l’amélioration des conditions propices au développement de la biodiversité, et de maintenir ainsi l’écosystème dans un état optimal.
Tant que les anciens braconniers deviennent partie intégrante du parc, le résultat stimule les revenus du tourisme, l’une des principales sources de devises étrangères. Ces dernières jouent un rôle majeur dans l’amélioration des moyens de subsistance des citoyens.
Gérard Rugambwa



































































