La maire de Paris, Anne Hidalgo, demande l’interdiction du concert ”Solidarité Congo” qui devait coïncider avec la date du 7 avril, jour du début de la commémoration du génocide commis contre les Tutsi en 1994.
Dans un communiqué rendu publique par la ville de Paris, la maire Anne Hidalgo, a saisi le Préfet de police afin d’interdire ce concert intitulé ”Solidarité Congo”, prévu à l’Accor Arena de Paris le 7 avril prochain. La raison avancée est la crainte des troubles à l’ordre public dans la ville.
” Si l’objectif du concert de soutien aux enfants victimes du conflit à l’Est du Congo est évidemment louable, le choix de la date du 7 avril, Journée nationale de commémoration du génocide commis contre lesTutsi, est particulièrement mal choisie. Compte tenu des tensions existantes entre les communautés rwandaise et congolaise à Paris, la Maire de Paris estime que la tenue de ce concert à cette date est de nature à engendrer des troubles à l’ordre public”, indique le communiqué.

Ces tensions résultent de la situation dans la région des Grands lacs, ainsi que des propos négationnistes tenus par certains artistes programmés pour ce concert.
Le 7 mars dernier, la Maire de Paris a été alertée par l’Ambassadeur du Rwanda en France, François Nkulikiyimfura, le Président de l’association Ibuka France, Marcel Kabanda, le Président de la communauté rwandaise de France, Christophe Renzaho, et Tubeho Family, association des rescapés du génocide perpétré contre les Tutsi, concernant la tenue d’un concert en date du 7 avril.
La Maire de Paris avait saisi, par courrier, le 10 mars, le Préfet de Police de Paris, Laurent Nunez, afin de demander, à l’instar des associations et de l’ambassadeur du Rwanda en France, l’interdiction du concert à cette date, au motif des troubles à l’ordre public qu’il engendrerait.

Selon elle, la date du 7 avril a été mal choisie pour l’organisation d’un concert. Elle rappelle que la date du 7 avril correspond au début du génocide commis contre les Tutsi en 1994, qui a coûté la vie à plus d’un million de personnes.
Chaque année, cette date marque le début d’une période de 100 jours de commémoration et de recueillement en mémoire des victimes. En 2003, les Nations unies l’ont officiellement reconnue comme “Journée internationale de réflexion sur le génocide commis contre les Tutsi”. En France, elle est également devenue une journée de commémoration, notamment à la suite du rapport de la commission Duclert, qui a mis en lumière la responsabilité française dans ces événements tragiques.
Vital Ndayambaje




































































