Le Rwanda s’est engagé à augmenter significativement la production des poissons, passant de 48.133 tonnes à 80.000 tonnes d’ici 2035. C’est une révélation du directeur chargé de l’élevage au ministère rwandais de l’agriculture et des ressources animales.
Au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 5 février, le directeur en charge de l’élevage, Jean Claude Ndorimana, a manifesté le souci de l’Etat d’augmenter la production des poissons pour en favoriser une plus grande consommation.
” Nous allons augmenter la production du poisson sur notre territoire. Nous voulons passer d’une production actuelle de 48.133 tonnes à 80.620 tonnes d’ici 2035. Ceci nous permettra de parvenir à une diminution des prix. La population aura donc la capacité de consommer le poisson à un prix abordable,” a déclaré Jean Claude Ndorimana.

” Le gouvernement rwandais mène un programme de sensibilisation pour une alimentation saine et riche en protéines animales. La consommation du poisson constitue une alimentation riche et saine en protéines ‘nobles’,” a-t-il ajouté.
Besoin d’investissements dans l’aquaculture
Le directeur chargé de l’élevage au ministère de l’agriculture et des ressources animales (MINAGRI), Jean Claude Ndorimana, a saisi cette opportunité pour solliciter les investissements dans le domaine de l’aquaculture, plus particulièrement dans la pêche. Il a déclaré que le Rwanda a besoin des investisseurs dans ce domaine. Il a indiqué que le gouvernement rwandais a mis sur place des stratégies visant à faciliter la tâche aux investisseurs.

Actuellement, le Rwanda a élaboré une stratégie nationale pour l’aquaculture étendue sur une période de 12 ans (2023-2035).
La disponibilisation des concessions de pêche sur les plans d’eau publics aux investisseurs dans l’aquaculture figure dans le contenu de cette stratégie. Il y a également l’établissement de procédures opérationnelles normalisées (POS). Elles sont utilisées pour la certification des écloseries afin de garantir la production d’alevins de qualité. L’Etat a prévu aussi l’exonération des taxes sur le matériel importé, tels que les camions frigorifiques pour le transport des poissons.
Kayitankore Dieudonné Dodos




































































