Les Chefs d’Etats major des pays de l’Afrique de l’Est réunis à Nairobi le 09 février ont décidé, entre autres, de collecter des informations sur FDLR du 30 mars au 20 avril avant de déclencher des opérations. Les chances de réussite de cette entreprise sont minimes.
De prime abord, il convient de rappeler que la RDC minimise la présence sur son sol de FDLR. L’objectif est de prouver qu’ils ne sont pas capables de mener des opérations de déstabilisation dans la région et particulièrement contre le Rwanda.
Et pourtant début octobre 2019, la police rwandaise avait présenté à la presse 5 hommes se déclarant appartenir au groupe armé FDLR après une attaque qui avait provoqué la mort de 14 civils au nord du pays. Ils avaient mené leur opération dans le secteur Kinigi, district de Musanze.
De sources concordantes, FDLR sont des forces supplétives des FARDC. Cela est confirmé par Human Right Watch. Cette organisation internationale des droits de l’Homme déclare qu’entre mai et aout 2022, l’armée congolaise a combattu le mouvement M23 aux côtés d’une coalition de milices congolaises ainsi que des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR).
Dès lors, l’on peut se demander comment la RDC pourrait trahir les hommes armés de FDLR qui les aident à combattre M23, leurs ennemis.

La fuite de ce document secret sur le rapport de la réunion des Chefs d’Etats major des pays membres de l’EAC tenue à Nairobi aurait été une action délibérée.
La partie qui aurait intérêt à divulguer ce document est la RDC. Ainsi FDLR aurait le temps de s’évaporer dans la nature dans un pays riche en forêt.
Le calendrier fixé par la réunion des Chefs d’Etats majors prévoit le début de la collecte des informations sur FDLR dans deux semaines avec une possibilité de prolonger ce délai. Les opérations contre ce groupe armé terroriste ne devraient commencer que plus tard.
Avant la fin de l’année 2022, FDLR aurait été localisé sur l’axe Kinyandonyi –Katwiguru-Kisharo-Nyamilima-Ishasha, de source anonyme du Nord Kivu. Il occuperait également une grande partie du parc de Virunga jusqu’à Mbwavinywa, dans le territoire de Lubero.
Dans le passé, des opérations conjointes RDF et FARDC pour traquer FDLR au Nord Kivu n’avaient pas totalement réussi car certains avaient eu le temps de s’enfuir dans la forêt.
Gérard Rugambwa




































































