En meeting électoral samedi, Place Sainte-Thérèse, à Kinshassa, Moïse Katumbi, a promis de ”libérer” son pays. Selon lui, la République Démocratique du Congo est au bord de l’écroulement.
” Je suis venu changer le pays, je suis venu libérer le pays,” clamait haut et fort Moïse Katumbi, candidat président de la République démocratique du Congo.
Sauver la RDC au bord de l’écroulement, redorer l’image de la capitale, ces deux points ont été soulevés dans le discours de meeting du candidat Président de la République, Moïse Katumbi.
Il a affirmé se considérer comme le libérateur du pays, notamment dans sa crise sécuritaire et sociale.
Pour lui, il est clair que le bilan de l’actuel président, Félix Antoine Tshisekedi, candidat à sa propre succession, est médiocre et minable.
Avec ses partisans, Moïse Katumbi s’est promené à pied à Kinshasa une dizaine de kilomètres, de l’aéroport international de N’djili à la place Sainte-Thérèse où il a prononcé son discours de campagne électorale.
Tout haut et fort, le leader d’Ensemble pour la République dit qu’il va libérer le pays et que c’est une mission divine dont il est investi.
“Nous sommes là pour changer les choses, même l’insécurité à l’Est de la RDC, nous allons en finir”, a insisté Moïse Katumbi.

Par rapport à sa prétendue nationalité étrangère, Moïse Katumbi a rendu la balle chez ses adversaires. Il a affirmé que parmi ceux qui disent cela, il y en a qui habitent en Europe, contrairement à lui.
Tout autant sûr de lui, il se projette déjà sur la victoire finale après les élections et promet que la fête sera belle dans tout le pays.
Dans le reste de son propos, le président d’Ensemble pour la République a balayé d’un revers de la main la situation sociale exécrable de la population congolaise, non sans promettre de faire mieux.
Les embouteillages, les salaires, les emplois, l’accès à l’eau, à l’électricité, l’insécurité à l’Est, les infrastructures, le taux du dollar, le sport, etc. il dit être le sauveur du pays qui est dans le chaos.
Moïse Katumbi était accompagné de ses alliés Delly Sesanga, Seth Kikuni et Matata Ponyo et Franck Diongo, tous des candidats à l’élection présidentielle qui se sont désistés pour le soutenir.
Au démarrage de la campagne officielle, le 19 novembre, il y avait 26 candidats à la présidentielle, élection à un seul tour organisée dont Félix Tshisekedi, candidat à un second mandat.
Parmi les opposants encore en lice figurent Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle de 2018, et le docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018 pour son action en faveur des femmes violées.
La clôture de la campagne est fixée au 18 décembre. Les élections étant prévues au 20 décembre 2023, afin d’élire le président de la république pour un mandat de 5 ans.
Vital Ndayambaje




































































