Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, a vivement critiqué le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour avoir demandé aux Nations unies de reconnaître ce qu’il a qualifié de génocide silencieux commis en RDC.
A travers son compte X, le ministre Nduhungirehe a déclaré que le président Tshisekedi ne devrait pas oser accuser les autres de génocide alors que l’armée congolaise et les groupes armés alliés tuent des Tutsi congolais.
Il réagissait aux propos de Tshisekedi lors de son discours devant la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le 24 septembre 2025.
A cette occasion, le président Tshisekedi a déclaré aux dirigeants mondiaux qu’ils devaient reconnaître l’existence d’un génocide dans l’Est de son pays. Il n’a toutefois pas précisé quelle communauté ou quel groupe était visé.
Le ministre Nduhungirehe l’a alors accusé d’imputer à d’autres les crimes commis par ses propres forces armées.
’’ Il a armé, soutenu et financé les génocidaires rwandais des FDLR, et les a même intégrés dans sa propre armée nationale, les FARDC, aux côtés des Nyatura et d’autres milices ethniques. Il a créé une milice armée appelée Wazalendo à laquelle il a fourni de l’argent, des armes et des munitions’’, a-t-il souligné.
Le ministre Nduhungirehe a rappelé au public que Tshisekedi avait fermé les yeux lorsque cette milice, avec les FDLR et les Nyatura, avait incendié plus de 300 maisons appartenant à des Tutsi congolais en octobre 2023, dans le village de Nturo, territoire de Masisi, province du Nord-Kivu.

Tshisekedi avait fermé les yeux lorsque cette milice, avec les FDLR et les Nyatura, avait incendié plus de 300 maisons appartenant à des Tutsi congolaisTshisekedi avait fermé les yeux lorsque cette milice, avec les FDLR et les Nyatura, avait incendié plus de 300 maisons appartenant à des Tutsi congolais
’’ Il est resté silencieux lorsque Wazalendo a lynché, brûlé vifs et même cannibalisé plusieurs de ses propres officiers des FARDC, pour le simple soi-disant crime d’être nés tutsi. Il n’a rien dit lorsque des vidéos ont circulé montrant des enfants armés par cette même milice, avec des adultes de Wazalendo demandant à ces enfants s’ils étaient prêts à tuer les Banyarwanda’’, a-t-il rappelé.
’’ Il n’a pas dit un mot lorsque les dirigeants du Wazalendo ont donné dix jours aux Banyamulenge et aux autres Tutsi congolais pour quitter le territoire de la RDC et de ‘rentrer chez eux au Rwanda’”, a ajouté le ministre Nduhungirehe.
Pendant ce temps, malgré les pourparlers de paix en cours entre le gouvernement de la RDC et le groupe rebelle M23 au Qatar, les FARDC ont continué à lancer des attaques massives. C’est notamment, a rappelé Nduhungirehe, des frappes aériennes, des drones et d’autres armes lourdes sur les zones contrôlées par le M23.
L’ambassadeur Nduhungirehe a conclu en s’interrogeant sur la manière dont le président Tshisekedi pouvait ignorer de telles atrocités et continuer à accuser les autres de génocide devant les Nations unies.
Vital Ndayambaje




































































