Le ministre rwandais de l’administration locale, Jean Marie Vianney Gatabazi, exhorte les médias à mettre en place une presse africaine pour les Africains. Il s’adressait aux organes de régulations de l’Afrique centrale en Assemblée générale à Kigali.
Devant les responsables des organes de régulation en Afrique Centrale, le ministre de l’administration locale (MINALOC), Jean Marie Vianney Gatabazi, a plaidé pour la mise en place d’une presse privilégiant le développement.

« Nous voulons une presse promouvant le développement et le bien-être social, une presse favorisant la cohésion sociale, » a déclaré le ministre Gatabazi.
Des fois les médias n’accordent pas la place à des réalisations africaines. Ils font fi de la culture africaine et préfèrent promouvoir le goût de l’exotique.

« L’Afrique a besoin d’une presse dont le rôle sera la promotion du développement et la sauvegarde des valeurs africaines, » a-t-il insisté.
Même son de cloche chez Cleophas Barore. Il est président de la Commission Rwandaise des Médias (RMC), en charge de l’autorégulation. Il assure aussi la vice-présidence de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel et de la communication de l’Afrique Centrale.

Selon lui, la presse recherchée en Afrique, c’est celle qui peut donner une information inédite, exclusive, généralement non traitée par la presse internationale pour des intérêts non avoués.
Le même souci de changement dans le traitement de l’information en Afrique se retrouve chez le président en exercice de la plateforme des régulateurs de l’audiovisuel et de la communication de l’Afrique Centrale, Joseph Chebongkeng Kalabubusu. Il prône avant tout le professionnalisme.

« Grâce au professionnalisme des journalistes, ils vont assainir non seulement la société mais aussi le message en provenance du continent pour le reste du monde, » a-t-il annoncé.
Selon le Conseil Economique et Social des Nations Unies, les Pays les Moins Avancés (PMA) dans le monde sont 46. Parmi eux, 33 sont situés en Afrique subsaharienne. Ces pays trainent encore dans la pauvreté. Ils sont caractérisés par un faible niveau de vie, la mortalité infantile, le problème de nutrition, un faible taux de scolarisation et une vulnérabilité économique.

Les nombreux journalistes africains formés peuvent créer une synergie pour contribuer à l’éradication de la pauvreté, la corruption et d’autres défis endiguant le développement du continent africain.
Gérard Rugambwa




































































