La capitale rwandaise accueille la célébration de la femme africaine ce 31 juillet. La valeur que cette dernière mérite dans la société est au cœur du débat.
Cette journée est célébrée dans un contexte de mauvaise interprétation de l’égalité des sexes. La présidente du Conseil National des Femmes (CNF), Nyirajyambere Belancille, déclare que les mauvaises mentalités doivent changer, comme la société connait déjà l’importance de l’égalité entre femme et homme.
« L’égalité des sexes veut dire simplement être au même pied d’égalité devant la loi, » explique-t-elle. La femme n’est pas devenue supérieure à l’homme.
« En tout cela l’objectif commun est de travailler pour le développement de notre famille et pays en général, » précise-t-elle.
La violation des droits d’autrui sous prétexte que la femme est devenue supérieure à son mari, la loi est là pour donner la justice à la victime.
« Ceux qui ont encore cette mauvaise mentalité de mal comprendre ce concept, c’est à vous journalistes de nous aider à changer cela, » suggère-t-elle.

Parlant des défis auxquels font face les femmes africaines, Twagirimana Epimaque, vice-président du Mouvement Panafricain du Rwanda explique que la célébration va de toutes les façons donner une bonne plateforme pour en discuter et proposer des solutions appropriées.
« Il y a encore des défis mais à travers la bonne collaboration de nos pays africains, les mentalités et pratiques néfastes changeront, » déclare-t-il.
« Tout ce qui peut entraver le développement de la femme affecte directement sa famille et c’est toute une société qui en souffre, » souligne-t-il.
« Nous cherchons ensemble comment la femme peut jouer un rôle important dans la prise de décisions pour changer les choses instaurées par les colons, » révèle-t-il.
C’est la première fois que le Rwanda accueille cette célébration au niveau du continent africain. Selon les autorités représentant le Conseil National des Femmes (CNF) et celles du Mouvement Panafricain du Rwanda, c’est une bonne occasion aux délégués d’autres pays africains de tirer des leçons de la bonne expérience du Rwanda, champion dans la promotion des femmes.
La résolution d’adoption de la célébration de la femme africaine existe depuis juillet 1962. Elle a été initiée par le Mouvement Panafricain des Femmes (PAWO).
Florent Ndutiye




































































