Le Rwanda s’apprête à accueillir un sommet historique sur l’innovation dans le domaine de l’énergie nucléaire pour l’Afrique (Nuclear Energy Innovation Summit –NEISA 2025). Il aura pour objectif d’accélérer la transition énergétique de l’Afrique.
Programmé du 30 juin au 1er juillet 2025 à Kigali, ce sommet historique va tabler sur le potentiel des petits réacteurs modulaires et des micro-réacteurs pour accélérer la transition énergétique de l’Afrique.
Il réunira des dirigeants mondiaux, des décideurs politiques, des scientifiques, des financiers et des experts de l’industrie. Ce sera pour examiner comment les technologies nucléaires avancées peuvent répondre aux défis énergétiques urgents de l’Afrique et contribuer au développement durable dans l’ensemble du continent.
Convoquée en collaboration avec les principales institutions internationales, notamment l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA), l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) et l’Association nucléaire mondiale (ANM), NEISA 2025 vise à faire de l’innovation nucléaire la pierre angulaire de l’avenir énergétique de l’Afrique.
L’Afrique reste la région où les taux de pauvreté énergétique sont les plus élevés, avec plus de 600 millions de personnes n’ayant pas accès à une électricité fiable.
Dans le même temps, le continent connaît une urbanisation rapide, une expansion industrielle et une croissance de l’infrastructure numérique, qui exigent toutes des systèmes énergétiques sûrs et durables.

” L’Afrique ne se contente pas de s’adapter à la transition énergétique mondiale, elle en est le moteur. L’énergie nucléaire n’est plus un objectif lointain, elle est au cœur de notre stratégie de croissance durable, d’intégration régionale et de sécurité énergétique. C’est maintenant qu’il faut agir”, peut-on lire dans le communiqué de l’Organe rwandais de l’énergie atomique (RAEB).
Alors que le monde se dirige vers des émissions nettes nulles, NEISA 2025 positionne l’Afrique non pas comme un destinataire passif de la technologie, mais comme un acteur proactif et innovant du développement nucléaire mondial.
En se concentrant sur des solutions nucléaires modulaires, sûres et évolutives, le sommet montrera comment les semi réacteurs et les micro-réacteurs peuvent combler les déficits énergétiques, soutenir l’industrialisation hors réseau et aider à atteindre les objectifs climatiques internationaux.
Les points forts du sommet seront des panels multilatéraux sur la politique, la régulation et l’engagement public. Il y aura aussi des tables rondes d’investisseurs et des vitrines de fournisseurs présentant des technologies nucléaires pour l’énergie, la santé, l’agriculture et l’eau.
Il sera également question des dialogues intergénérationnels sur le renforcement des capacités des jeunes et l’avenir des carrières nucléaires en Afrique.
Concernant les modèles d’investissement et de financement, il y aura des sessions ciblées sur la mobilisation des capitaux, le financement mixte et les mécanismes de co-investissement régionaux.
Et à propos des politiques, réglementation et gouvernance, on entendra des perspectives des dirigeants gouvernementaux et des agences internationales sur les cadres habilitants pour le déploiement d’une énergie nucléaire sûre, sécurisée et pacifique.
Vital Ndayambaje




































































