Le conseil des ministres, tenu en date du 1er aout 2023, sous la direction du président de la république Paul Kagame, a interdit toute activité nocturne pouvant nuire à la tranquillité de la population.
A compter du 1er septembre, tous les services non essentiels seront fermés à 1 heure du matin les jours ouvrables, et à 2 heures du matin les week-ends (vendredi et samedi). C’est là l’une des résolutions du conseil des ministres.
Le communiqué précise que c’est dans le but de contrôler le tapage nocturne et de réglementer les divertissements qui ont lieu pendant la nuit.
Le ministre de l’administration locale, Jean Claude Musabyimana, a expliqué que cette mesure concerne seulement les services non essentiels dans les heures avancées de la nuit.

’’ Ces mesures concernent les services non essentiels pendant la nuit. Ils sont notamment des cabarets et des boîtes de nuit. Dans les heures avancées, ces services font plus de mal que de bien. C’est pourquoi donc nous avons arrêté ces mesures’’, a expliqué le ministre Musabyimana.
A la question de savoir si ces mesures n’entrent pas en contradiction avec la vision du pays d’augmenter les heures de services pour rapporter plus, le ministre Musabyimana a indiqué qu’il n’y a aucune contradiction en cela.
’’ Il n’y a pas de contradiction. Les services essentiels continueront de travailler 24 heures sur 24. Mais les services qui peuvent nuire à la tranquillité de la population durant la nuit devront se conformer à ces nouvelles directives’’, a indiqué le ministre de l’administration locale.

Les établissements et autres services nécessitant des exceptions pour fonctionner au-delà des heures de fermeture fixées pourront obtenir une autorisation spéciale. Celle-ci sera livrée par l’Office Rwandais de Développement, RDB, sous conditions qui seront annoncées par cet office.
La nouvelle réglementation fait suite aux lignes directrices sur le contrôle du bruit publiées par le ministère de l’environnement le 12 juillet dernier. Elles précisent qu’après avoir lutté avec succès contre l’usage de sacs en plastique, le Rwanda part en guerre contre un polluant d’un tout autre genre : le tapage généré par certains bars et discothèques ou même certains lieux de culte.
Le code pénal de la république du Rwanda prévoit déjà des sanctions contre celui qui se rend coupable du tapage nocturne.
Son article 280 stipule que sera puni d’une amende de cinq cent à mille francs, celui qui se sera rendu coupable de bruits et tapage nocturnes de nature à troubler la tranquillité des habitants.
En cas de récidive dans l’année qui suit une condamnation encourue en vertu du présent article, la peine sera de huit jours à deux mois de prison, et d’une amende de deux mille francs au maximum ou de l’une de ces peines seulement.
Vital Ndayambaje




































































