Alors que le monde célèbre la journée mondiale de la contraception, l’organisation locale non gouvernementale IMRO (Ihorere Munyarwanda Organisation) estime qu’au Rwanda dans les milieux ruraux, l’accès aux outils de contraception est encore réduit.
Selon Denyse Uwizeye Sibomana, chargée du programme de la santé reproductive au sein de cette organisation non-gouvernementale, plein d’outils sont distribués dans la communauté mais il y a toujours un défi quand il s’agit du milieu rural. L’accès est difficile.
“Nous travaillons avec 30 organisations membres de la société civile au Rwanda. Ces organisations font la distribution des outils de contraception dans tous les districts du pays.” déclare Uwizeye Sibomana.
Elle précise également que les outils sont disponibles mais que seules les populations des localités éloignées ne bénéficient pas de services de plusieurs organisations travaillant sur la santé reproductive.
“Généralement je dirais que les moyens mis à la disposition de nos bénéficiaires sont suffisants. le seul problème qui persiste c’est l’accès difficile aux milieux ruraux car certains sont quasiment inaccessibles,” affirme-t-elle.
“Dans certaines localités, même les organisations n’y arrivent jamais pour assister la population en leur distribuant des outils de contraception. La population rurale a vraiment besoin d’être informée sur les méthodes contraceptives,” ajoute -t-elle.
Le monde s’est convenu sur la reconnaissance des droits de la santé reproductive au Caire, en 1994. Les délégués de 179 gouvernements ont affirmé leur soutien à ce Programme d’action, Il reconnaissait les droits et la santé sexuelle et reproductive (dont la planification familiale volontaire) comme essentiels au développement. De plus, il déclarait que l’autonomisation des femmes ainsi que l’égalité des genres étaient nécessaires au progrès social.
Depuis lors, le monde a consacré la date du 26 septembre comme journée mondiale de la contraception.
Le droit des femmes à choisir le nombre, le moment et l’espacement de leurs enfants est fondamental. La contraception fait partie intégrante du processus de décision. Les bénéfices en sont multiples.
On voit baisser la mortalité maternelle et l’invalidité des mères, la mortalité et la morbidité néonatales et infantiles, les grossesses non intentionnelles (qui étaient le sujet du rapport 2022 de l’UNFPA sur l’état de la population mondiale) et l’avortement.
Selon le rapport de 2022 de l’UNFPA, les outils de contraception dont les préservatifs masculins et féminins peuvent réduire les infections sexuellement transmissibles. Les femmes et les filles ayant la possibilité de planifier leur famille ont plus d’opportunités pour réaliser leur plein potential. Elles peuvent continuer leur éducation, participer et contribuer à l’économie, ce qui crée des sociétés plus stables et plus équitables.
Florent Ndutiye




































































