Le Centre Biomédical du Rwanda (RBC), en collaboration avec le Forum des ONG du Rwanda, a organisé ce 26 janvier, une mobilisation collective pour la prévention et l’élimination de la rage canine. Le coup d’envoi a été lancé dans le district de Ngoma, à l’Est du pays.
La rage canine est une infection virale grave et très mortelle. Elle est transmissible à l’homme par la morsure d’un chien ou d’un autre animal sauvage porteur du virus.
Dans le cadre de sa prévention et son élimination, RBC a lancé une campagne ad hoc pour en finir avec cette maladie.
Cette mobilisation a débuté au groupe scolaire de Gasetsa, dans le secteur de Remera du district de Ngoma.

Comme l’a expliqué Nathan Hitiyaremye du département chargé des maladies tropicales négligées (MTN) au RBC, cette initiative vise à sensibiliser l’ensemble de la communauté au malheur causé par la morsure de chien.
’’ Cette activité vise à sensibiliser la communauté au fardeau et à l’impact des MTN, à mettre en avant les efforts actuellement déployés pour contrôler et éliminer les MTN en partenariat avec des organisations sanitaires et non sanitaires et des membres de la communauté’’, a-t-il déclaré.
Nathan Hitiyaremye a indiqué que ce message va particulièrement aux enfants. Ceux-ci, a-t-il dit, sont beaucoup plus concernés par la morsure de chiens, leur cas allant jusqu’à 40%. Il a saisi l’occasion pour demander aux enfants d’être conscient du danger et de s’en mettre à l’abri.

L’une des élèves du groupe scolaire Gasetsa, Latifat Akimana, a indiqué que cette campagne vient à point nommé et qu’ils vont redoubler d’effort pour se protéger.
’’ Le message est très clair et nous sommes prêts à nous protéger contre les morsures éventuelles de chiens, et à sensibiliser les autres en leur partageant ce message que nous venons de recevoir’’, a-t-elle affirmé.
Le vice maire chargé des affaires économiques dans le district de Ngoma, Mapambano Nyiridandi, a expliqué que le district a déjà pris des mesures pour contrer cette maladie provenant des chiens enragés.

’’ Nous avons déjà recensé tous les chiens et chats. Nous allons ensuite les vacciner et stériliser certains d’entre eux pour diminuer les chiens errants’’, a-t-il indiqué.
Comme l’a expliqué le Dr. Jean Claude Nizeyimana de l’office rwandais de développement de l’agriculture et des ressources animales (RAB), les symptômes du chien enragé sont bien visibles et on ne s’y trompe pas.
’’Un chien enragé présente des changements de comportement radicaux dont l’agressivité soudaine, une hypersalivation, une paralysie progressive, des aboiements anormaux, de la fièvre et une hydrophobie. Ces symptômes évoluent rapidement en 4 à 10 jours, menant inévitablement à la mort’’, a-t-il expliqué.

Cette activité de sensibilisation contre la rage canine rentre dans le cadre des préparatifs de la célébration de la Journée mondiale des maladies négligées et de la lèpre, prévue le 30 de ce mois de janvier 2026.
La rage canine fait partie de ces maladies tropicales négligées (MTN). Ces maladies sont un groupe de 21 affections infectieuses, souvent chroniques et invalidantes. Elles touchent plus d’un milliard de personnes, principalement dans des communautés pauvres en zones tropicales. Au Rwanda, on en dénombre une dizaine.
Elles causent des déformations, la cécité, des retards de développement et la stigmatisation, perpétuant le cycle de la pauvreté au sein des communautés. L’objectif du Rwanda et de l’OMS en général est d’éradiquer complètement ces maladies d’ici 2030.
Vital Ndayambaje




































































