Lors d’une session sur l’accès des femmes au financement, la Première dame rwandaise, Jeannette Kagame, a déclaré que chaque jour d’inégalité financière est un jour d’injustice.
A la veille de la clôture de la conférence” Women Deliver2023”, la Première Dame, Jeannette Kagame, a montré que chaque jour d’inégalité financière est un jour d’injustice.
” Beaucoup d’entre nous peuvent avoir l’impression d’être constamment en train de courir contre la montre. 2030, 2050, 2063,” dit-elle.
” Combien de fois ces années mentionnées dans des espaces comme ceux-ci, créent parfois l’illusion, qu’il n’y a pas de mal, à ce que le vrai changement soit retardé jusqu’à ce moment-là?” demande-t-elle aux participants.

Selon Madame Jeannette Kagame, chaque jour d’inégalité financière est un jour d’injustice qui aurait dû être évité.
” Ses effets sont omniprésents, au-delà d’un manque de moyens pour certaines femmes,” explique-t-elle.
Elle a souligné le patriarcat dont les femmes sont victimes à cause de la dépendance financière à l’égard de l’homme ou des systèmes d’aide sociale.
” Quand, pourquoi et comment avons-nous décidé que les femmes devraient être privées de pouvoir, avec des salaires inférieurs ou une exclusion systémique, tout en assumant une responsabilité dans ce qui est peut-être la tâche ultime: assurer la continuité de la race humaine?” questionne-t-elle.

La Première dame, Jeannette Kagame, a recommandé la suppression du mythe selon lequel les pays du Sud sont indifférents au sort des femmes.
Pour Mme Jeannette Kagame, la priorité doit être accordée à l’innovation et aux obstacles négligés entravant l’émancipation des femmes.
Il faut exiger, martèle-t-elle, la participation des femmes dans les secteurs constituant le moteur du développement. De plus, les femmes doivent savoir profiter des changements politiques pour rendre ces progrès irréversibles.

L’accès au financement entravé par les garanties
La Première dame, Jeannette Kagame, est intervenue après une série de panels mettant en exergue les difficultés pour la femme africaine à accéder au financement.
Le grand défi soulevé par Dr Diane Karusisi de la Banque de Kigali reste le manque de garantie bancaire.” Les femmes ont l’ambition d’aller plus loin, mais elles manquent de garantie pour bénéficier d’un crédit plus important,” signifie-t-elle.
Une enquête réalisée en Tunisie a montré que le principal problème des jeunes et des femmes était l’accès au financement. La réglementation n’est pas adaptée à la situation,” affirme une femme du Centre des jeunes en Tunisie.

Comme l’a démontré le ministre rwandais des finances et de la planification économique, Dr Uzziel Ndagijimana, la femme rurale au Rwanda a pu accéder au financement grace aux Coopératives d’épargne et de crédit (SACCOs) et à la pénétration du système digital.
Gérard Rugambwa




































































