Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a rencontré dimanche les dirigeants égyptien et saoudien. C’était pour discuter de la bande de Gaza et plaider pour que la guerre ne s’étende pas.
Antony Blinken a visité dimanche plusieurs pays du Moyen-Orient dont Israël, où il devait retourner ce lundi. C’est pour tenter de trouver une solution à la guerre sanglante menée par Israël dans la bande de Gaza.
Cette guerre a été déclenchée depuis l’attaque surprise du Hamas, au pouvoir à Gaza, contre Israël le 7 octobre. Plus de 1.400 personnes ont été tuées en Israël et une centaine prise en otage.
Entretemps, les bombardements israéliens de représailles sont désormais incessants sur Gaza. La guerre a déjà fait des milliers de morts des deux côtés et un million de déplacés. Le secrétaire d’Etat américain Blinken a eu une rencontre “très productive” avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.
Au Caire, le président Abdel Fattah al-Sissi a dénoncé devant lui “une réponse israélienne allant au-delà du droit de se défendre et devient désormais une punition collective”.
Au Caire et dans les autres pays arabes auparavant, Antony Blinken a dit avoir entendu “beaucoup de bonnes idées”. L’une d’entre elles concerne l’aide aux 2,4 millions de Gazaouis.
En devenant le premier pays arabe à reconnaître Israël en 1979, l’Egypte s’est arrogée l’une des plus importantes aides militaires américaines. Cependant une partie est aujourd’hui gelée à cause de l’état “catastrophique” des droits humains, selon des ONG.
Ryad, de son côté, réclame à Washington des garanties de sécurité. Pour engager la normalisation avec Israël, il pose pour condition de bénéficier d’une aide au développement d’un programme nucléaire civil. Avec la guerre Israëlo-Palestienne actuelle, tout dialogue a été suspendu.
Après avoir rencontré le prince héritier saoudien, le secrétaire américain Antony Blinken “a souligné l’importance que les Etats-Unis accordent à l’arrêt des attaques terroristes du Hamas, à la libération de tous les otages et à la prévention d’une extension du conflit”.
Le prince héritier saoudien a, lui, dénoncé les attaques contre les civils et le “siège complet” imposé par Israël à Gaza, plaidant pour “une paix juste et durable”.
Le Caire, de son côté, entend reprendre la main diplomatiquement, se sentant concerné au premier chef par l’ordre de l’armée israélienne appelant les Palestiniens du nord de la bande de Gaza à se déplacer vers le sud qui borde l’Egypte.
L’Egypte est en fait devant un dilemme : doit-elle ouvrir sa frontière aux Palestiniens, en risquant qu’Israël ne les laisse jamais revenir, ou les laisser sous les bombes ?
Vital Ndayambaje




































































