La Conférence Episcopale du Congo Kinshasa (CENCO) demande au Chef de l’Etat congolais, Félix Tshisekedi, de privilégier le bien-être de la population dans la recherche d’une solution politique.
Le président congolais Félix Antoine Tshisekedi, lors de sa septième journée de consultations nationales, suite à une crise politique que traverse son pays, a reçu ce lundi 09 novembre la Conférence Episcopale du Congo (CENCO). Un mémorandum lui a été remis à cette occasion. Pour les Evêques catholiques de la République Démocratique du Congo, il faut considérer la primauté de la population dans toute recherche d’une solution politique.
« Aucun compromis politique ne peut être au-dessus de l’exigence pour le pouvoir politique, de tout mettre en œuvre en vue d’assurer le bien-être de la population, » lit-on sur la deuxième page de ce document de 4 pages. Les Evêques ajoutent d’autres principes qu’il faut considérer à savoir « le respect de la constitution, la sécurité nationale, l’intégrité territoriale, la stabilité de l’Etat et de ses institutions, la paix sociale, l’Etat de droit et la démocratie. »
Concernant la résolution de la crise, les Evêques congolais proposent deux voies. La première est l’évaluation de la coalition. « Nous vous exhortons d’évaluer sérieusement le contenu de l’Accord qui régule la coalition et le fonctionnement de celle-ci pour voir s’il y a possibilité d’une révolution à l’interne, » suggèrent-ils. Dans le cas contraire, ils demandent au Chef de l’Etat de prendre ses responsabilités.

La seconde voie est la réforme de la Commission électorale. Cette dernière devrait être dépolitisée et bénéficier d’une indépendance de ses membres.
Le président Félix Tshisekedi avait révélé l’existence « des divergences profondes » avec son partenaire, Joseph Kabila en octobre dernier. Par cette occasion, il avait annoncé des consultations politiques pour tenter de sortir de cette situation.
Gérard Rugambwa




































































