Le district de Rwamagana, dans la province de l’Est, a organisé un colloque pour augmenter la production agricole par hectare. L’objectif est d’atteindre une production vivrière de 6 tonnes par hectare sur les ”sites de paniers alimentaires” ( Food Basket Sites-FoBaSi) non irrigués et au moins 10 tonnes sur des sites où la technologie d’irrigation est exploitée.
Les sites de paniers alimentaires (Food basket sites-FoBaSi) sont des sites bénéficiant de l’appui de différents intervenants dans le secteur agricole pour maximiser la production agricole.

Les ”sites de paniers alimentaires” (FoBaSi) constituent une initiative agricole majeure principalement au Rwanda afin de moderniser l’agriculture et d’accroître la productivité en regroupant les petites parcelles en zones productives.
Selon le gouverneur de la province de l’Est, Pudence Rubingisa, sur les sites bénéficiant de l’irrigation comme à Kagitumba et Nasho la production de maïs atteint 11 tonnes par hectare. Sur d’autres, la production reste insuffisante.
” Nous voulons que la production s’élève jusqu’au moins 10 tonnes par hectare sur tous les FoBaSi où la technologie d’irrigation est pratiquée,” a déclaré le gouverneur Rubingisa.

” Sur les sites FoBaSi où l’irrigation n’est pas pratiquée, la production doit aller jusqu’à 6 tonnes, tout en veillant à donner tout le nécessaire à l’agriculteur en temps opportun,” a ajouté le gouverneur Rubingisa.
Selon le vice-maire chargé du développement économique dans le district de Rwamagana, Kagabo Richards, avant la mise en place de la politique des FoBaSi, la production par hectare était de 2,2 tonnes. Avec la sensibilisation pour l’achat d’une bonne semence et l’exploitation des fertilisants, la production a atteint une moyenne de 3,5 tonnes pour le maïs. Certains FoBaSi récoltent entre 7,5 et 8 tonnes par hectare.
” Nous voulons appuyer surtout ceux qui ont encore une production insuffisante pour une plus grande productivité, ensuite nous nous tournerons vers le secteur de la conservation,” a déclaré le vice-maire Kagabo Richards.

Les cultures priorisées sont le maïs, le haricot, soya, le manioc et d’autres cultures vivrières pour la consommation des ménages mais également pour la vente au marché. Pour cela, les paysans doivent récolter une grande quantité pour satisfaire le marché. Et leurs poches.
L’énergie renouvelable face au changement climatique
Le changement climatique influe sur la productivité agricole.” Energy Private globals association” (EPD) a saisi cette opportunité pour apporter des réponses aux défis dus au changement climatique.
Selon le secrétaire exécutif de EPD, Emmanuel Ndagijimana, ce symposium visait également à mettre en contact les investisseurs dans le secteur des outils à énergie renouvelable et les agriculteurs. Ainsi la circulation de l’information sur les techniques d’irrigation et de conservation serait plus facile.

Parmi les investisseurs présents, l’on pouvait remarquer deux vendant des pompes solaires pour l’irrigation: Kolmena group et Dayliff.
” Les pompes solaires sont plus économiques. Elles sont moins chères et servent pendant longtemps. La maintenance est plus facile. Elles contribuent aussi à la préservation de l’environnement car l’énergie solaire est naturelle et donc non polluante,” a expliqué Stalone Imanishimwe de Kolmena group.

” Le système d’irrigation se vend à un prix abordable et favorise l’augmentation de la production tout en préservant le sol,” a ajouté David Mageze de Dayliff.
Les deux entreprises ont des pompes qui peuvent aider les agriculteurs à capter l’eau à sa source, pour la remonter et la distribuer dans les champs. EPD qui regroupe plus de 200 entreprises dans un premier temps cherche à travailler avec 6 districts à savoir Rwamagana, , Kayonza, Nyagatare, Bugesera, Rubavu et Rutsiro.

Dans la seconde Stratégie nationale de transformation (NST2), le gouvernement vise une augmentation de la production agricole d’au moins 6% chaque année. En 2029, le taux d’autosuffisance alimentaire devrait être de 100%.
Sans préciser la date, le gouverneur de la province de l’Est, Pudence Rubingisa, a annoncé une autre réunion au niveau de la province pour examiner comment mettre tout dans le paquet dans le but de maximiser la production d’agri-élevage.
Gérard Rugambwa




































































